xPrésentation

 
Aprés avoir rempli des missions d'enseignante, de formatrice et d'éducatrice à l'Université, je me consacre au développement d'une activité d'accompagnement au changement de personnes confrontées à des moments clés de leurs existences. Ma rencontre avec cette fonction d'accompagnement s'inscrit donc dans la durée plus que dans un phénomène de rupture dans mon parcours.

Ce choix est le résultat d'un itinéraire de vie qui m'a permis de vivre différentes expériences pédagogiques. D'abord en formation initiale au lycée Marseilleveyre, j'ai découvert la mise en application de ce qui est définie comme "méthodes actives" et "Education Nouvelle". Mon premier poste au lycée mixte de Moissac et la date de prise de fonction (1967/1968) m'offrent un vaste champ d'application pour pouvoir vivre "écoute active", "empathie et congruence", "considération positive inconditionnelle"*... J'y appréhende les concepts "d'approche humaniste" et "d'apprentissage expérientiel" qui se construisent dans la mise en place de multi-projets incluant élèves -enseignants -parents. Par la suite, au gré de mes différents postes à l'Université de la Méditerranée, je me suis trés vite rendu compte de l'importance du rôle d'écoute auprés de jeunes en pleine construction. Progressivement, j'ai donc mis en place et enrichi des modules d'accompagnement au développement personnel et professionnel. J'ai ainsi fait de multiples rencontres (professionnelles et extra-professionnelles) qui se sont construites sur les dimensions d'accompagnement, de tutorat, de la médiation, de rôle de passeur...

"Chemin faisant", mon engagement actuel correspond à des valeurs qui ne m'ont pas quittée, des pré supposés qui me servent de points d'appui et m'incitent à la recherche de la plus grande cohérence dans mon attitude.

* 1966 : De Peretti traduit l'ouvrage "le développement de la personne" de Carl Rogers dans lequel celui-ci expose une démarche d'accompagnement et livre un bagage d'outils que j'ai tâché de mettre en oeuvre jusqu'à ce jour.

* Itinéraire vient du latin "iter" qui désigne le chemin que l'on fait, le trajet, et de "itus", l'action de partir, de marcher, d'aller.

L'itinéraire est donc une voie qui s'offre et se découvre peu à peu, à la mesure de son pas et de son rythme personnel. L'objectif n'est pas donné au départ, on ne tend pas vers quelquechose, on va tout simplement. Le tout est de partir et puis d'aller.

Flore Delapalme.

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* Marseilleveyre : le mythe fondateur

A la sortie de la seconde guerre mondiale, en 1944, est créée la "Commission ministérielle d'étude pour la réforme de l'enseignement" qui produira un rapport appelé Plan Langevin Wallon. Dans ce contexte naîtront les "Classes nouvelles" et le concept de Lycée Expérimental.

Chargé d'une mission de conseiller pédagogique des "Classes nouvelles" par Gustave Monod, Directeur de l'Education, Pol-Simon reçoit des pouvoirs d'initiative pédagogique ainsi que la charge de créer ce qui sera la Lycée Marseilleveyre. Pendant neuf ans (1945/1954) d'une intensité extrême, la vie de pol-Simon sera un perpétuel chantier, se confrondra à la naissance et la croissance du lycée. Le projet suivra les principes fondateurs jusque dans les années 60.

Que retenir de ce courant des "Classes nouvelles" ?

Il s'agissait d'abord du respect de l'enfant et de son traitement comme un adulte en devenir, et non comme une créature docile et soumise à l'autorité. Il s'agissait ensuite de ce que Piaget nommait l'auto-gouvernement de la classe, avec prise de responsabilités par les élèves d'un certains nombre de tâches et organisation systématique du travail en équipe favorisant la coopération entre les élèves au lieu de la compétition.

Ce qui symbolisera le mieux cet apprentissage de la coopération et de la vie en société était la notation de VICS : VIe Communautaire et Sociale. sous la direction du professeur principal, la classe réunie évaluait la qualité de la participation de chacun aux travaux collectifs et aux tâches déléguées. L'élève proposait une note et sa proposition était débattue par la classe.

Le projet de Marseilleveyre reposait donc sur un socle solide et s'inscrivait dans un moment historique trés précis : la reconstruction du pays et la volonté pour y parvenir de mobiliser tous les talents, toutes les capacités. En somme, c'était un projet social global assurant en même temps l'épanouissement de chacun, quelque fût son origine sociale. Aujourd'hui, ce projet dans le contexte actuel aurait encore toute sa signification !

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Caminante, son tus huellas

El camino, y nada mas;

Caminante, no hay camino,

Se hace camino al andar.

Al handar se hace camino,

Y al volver la vista atras

Se ve la senda que nunca

Se ha de volver a pisar.

Caminante, no hay camino,

Sino estelas en la mar.

Marcheur, ce sont tes traces

Ce chemin et rien de plus;

Marcheur, il n'y a pas de chemin,

Le chemin se construit en marchant.

En marchant se construit le chemin,

Et en regardant en arrière,

On voit le sentier que jamais

On ne foulera à nouveau.

Marcheur, il n'y a pas de chemin,

Seulement les sillages sur la mer.

Antonio MACHADO
Traduction de José Parets-Lorca
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